NDBA – Notre histoire

L’histoire de l’établissement Notre Dame du Bon Accueil est double :

D’un côté, un ancien Site industriel reconverti en plein milieu de la seconde guerre mondiale en foyer d’accueil pour des jeunes enfants venant de la ville de Saint Nazaire, victime d’intenses bombardements.

D’un autre côté, un lieu d’hébergement provisoire transformé à la fin de la guerre en centre scolaire qui, au début des années 2000, sera repris par la fondation Apprentis d’Auteuil  (voir plus bas), déjà présente dans le département sur un site situé à Bouguenais, au Sud-Ouest de Nantes.

 

L’histoire du Père Fourage

abbefourageEn1941, le père Fourage inquiet pour la sécurité des enfants de St Saint-Nazaire qui avait été la proie des bombardements, cherche un hébergement protecteur afin d’y accueillir des jeunes garçons obligés de quitter leurs foyers et leurs écoles.

Le 17 juin, 153 garçons sont accueillis à Angreviers, tout près de Gorges, pour les vacances. A la rentrée, la situation n’a pas changé et il faut scolariser ces jeunes. C’est ainsi que “La cité Plein Air Notre Dame d’Angreviers” naît, abritant trois dortoirs dont un est confié au Père Daniel Brottier, ancien directeur des Orphelins Apprentis d’Auteuil de 1923 à1936, et un autre à Sainte Thérèse de Lisieux. En septembre 1943, les enfants de Nantes viennent à leur tour y chercher asile dans la tannerie désaffectée.

A la fin de la guerre, le Père Fourage et l’abbé Bernard lanceront leur formule d’accueil: “Soyez les bienvenus“aux enfants que la société a meurtris, ceux dont la guerre a détruit ou gravement altéré le milieu familial.

Pendant la période de guerre, 1200 enfants y furent hébergés successivement et y trouvèrent, en même temps qu’un milieu familial, un Centre Scolaire qui leur permit de poursuivre leurs études dans le calme et la sécurité, sous la direction de leurs Maîtres, les “Petits Frères de Marie de Lyon“, eux-mêmes chassés de Yougouslavie par les Allemands. Entre temps, Angreviers fut acheté et peu à peu, l’usine et ses dépendances furent transformées, remises à neuf pour constituer une véritable “Cité Scolaire”, avec tous les avantages de la vie en plein air, dans un site particulièrement agréable.

La guerre terminée, beaucoup de parents demandèrent à y laisser leurs enfants pour terminer leurs études. De nouveaux élèves, envoyés par leurs familles ou par des œuvres sociales, remplacèrent les petits réfugiés au fur et à mesure de leur retour dans leurs foyers reconstitués, si bien que la maison se trouva toujours au complet. C’était là une invitation à poursuivre l’œuvre commencée, en l’orientant naturellement vers le milieu social auquel appartenaient les nouvelles recrues. C’est ainsi que le Fondateur de la Colonie d’Angreviers se décida à transformer cette œuvre créée pour le temps de guerre, en Centre Scolaire permanent.

Dans la suite, la Cité d’Angreviers a continué à s’édifier en complétant et en perfectionnant ses installations extérieures. On commence d’abord par transformer l’ancienne usine pour y installer, aux trois étages, des dortoirs confortables et bien aérés. On construit un grand escalier, une passerelle et un passage sous la route pour en faciliter l’accès. On aménage en même temps une cuisine, une infirmerie, des pavillons pour le logement du personnel. Quelques subventions accordées par le Conseil Général et la Caisse d’Allocations Familiales arrivent à point pour aider au financement de ces travaux.

Pendant les premières années également, pour parer à la pénurie de tout, du fait de l’occupation, on creuse dans le roc un grand puits pour l’alimentation en eau potable ; on remet en marche la vieille turbine hydraulique pour produire l’électricité nécessaire à l’éclairage, au chauffage et au fonctionnement des moteurs.Mais il faut penser aussi à la nourriture de toute la grande famille d’Angreviers. On utilise d’abord les terrains de culture existants. Un petit legs de braves gens du voisinage devient ensuite le point de départ de l’acquisition, par remembrement avec les voisins, de tous les petits lopins de terrains environnants. Tous ces terrains sont groupés, défrichés, mis en culture ou plantés en vigne. Et on arrive peu à peu à constituer toute une petite exploitation qui permettra d’avoir les légumes, le vin et le lait avec une étable et une basse-cour.

elevesanneeEn 1953, on inaugure un groupe scolaire qui va remplacer les salles de classes installées dans les locaux de fortune. Ce groupe scolaire, implanté sur le coteau qui domine la Sèvre, avec ses grandes baies vitrées donnant sur un paysage verdoyant, a tout ce qu’il faut pour favoriser l’étude dans le calme de la nature. Devant ce groupe scolaire, sur 4 plateaux étagés, ont été aménagés : des cours encadrés par des préaux, des terrains de jeux et de sports. A ces terrains de jeux sont venus s’ajouter des bois, des coteaux, à proximité ou dans les environs, à différentes distances, pour recevoir les enfants pendant les colonies de vacances et pendant les heures de détente de l’après-midi pendant l’année scolaire. Le titre de “Cité de Plein Air” donné à Angreviers se trouve parfaitement justifié en raison de toutes les possibilités données aux élèves pour l’épanouissement de leur vie physique – ce qui favorise grandement le travail intellectuel – .

 

Pendant les années suivantes, on entreprend la construction, sur l’emplacement de vieilles dépendances, d’un bâtiment central comprenant, en plus des caves, la cuisine, les salles à manger pour les élèves et le personnel, les apparte21ments des Maîtres. Avec ce bâtiment s’achevait la transformation complète de l’ancienne cité ouvrière en une cité scolaire . Mais la petite chapelle aménagée en 1942, dans une vieille soupente, ne cadrait vraiment plus avec les construction nouvelles.Une chapelle, suffisamment grande pour répondre aux besoins spirituels de la Cité était nécessaire.On envisagea de multiplier projets, on traça toutes sortes de plans et finalement on s’arrêta à celui qui paraissait s’adapter le mieux avec les sites des environs et s’harmoniser aux bâtiments déjà existants. Elle est implantée en plein cœur de la Cité, dans un nid de verdure entourée d’arbres et de parterres de fleurs, et porte le vocable de “Notre-Dame de Bon Accueil“. L’impression qui se dégage de l’ensemble, c’est la simplicité et la régularité des lignes. Rien ne distrait le regard qui se porte tout droit vers le sanctuaire, bien dégagé et placé en plein centre. Commencée en mai 1959, cette chapelle était entièrement terminée pour la bénédiction par Monseigneur l’Évêque, le 26 juin 1960.

Enfin, le 17 juin 1961, pour le 20ème anniversaire de la fondation de la Cité Scolaire d’Angreviers, on inaugurait, près de la grille d’entrée, un coquet pavillon pour accueillir les familles des élèves et les hôtes de passage. L’année 1969, voit la construction du nouveau bâtiment comprenant des classes, des salles spécialisées et un dortoir pour le Collège naissant. En 1990, un bâtiment vient s’ajouter : le bloc sanitaire et les vestiaires pour les activités sportives. L’inscription “Soyez les bienvenus” apposée sur la façade et qui frappe au premier abord le regard des arrivants, voudrait résumer l’esprit qu’on cherche à faire régner dans la Cité.

Après avoir accueilli 6 145 enfants, l’abbé Fourage décède dans un accident de voiture le 15 octobre 1975. Il sera inhumé au cimetière de Gorges.

 

Un ouvrage, écrit par Jean-Charles Raineteau,un professeur d’anglais dans l’établissement pendant plusieurs années, raconte la passionnante histoire d’Angreviers de 1941 à 2001.

Pour commander le livre:   Jean-Charles Raineteau

 

L’établissement, aujourd’hui

ndba-coursNotre Dame du Bon accueil à Angreviers est une structure scolaire qui comprend:

– Une école primaire pouvant accueillir dans 3 classes environ une cinquantaine d’élèves de cycle III (CE2, CM1, CM2)

– Un collège d’environ 150 jeunes répartis dans 8 classes. La majorité des jeunes est scolarisée sous le régime de l’internat (35 à 40 en primaire et 140 à 145 en collège). Ces pensionnaires sont répartis sur trois sites. Les plus jeunes restent sur Angreviers, tandis que les collégiens de 3ème sont hébergés sur un site extérieur situé à Boussay.

 

La Fondation Apprentis d’Auteuil

Au niveau National

La Fondation Apprentis d’Auteuil est une œuvre d’église, créée en 1866 par l’Abbé Louis Roussel et reconnue d’utilité publique en 1929.Auprès des jeunes en difficulté sociale et familiale, la Fondation s’engage à Accueillir, Eduquer, Former et Insérer plus de 30 000 garçons et filles dans le respect de leur origine, leur culture et leur religion.

La région Ouest

La Direction Régionale basée à Rezé (44) administre la grande région Nord-ouest divisée en 5 parties :  Loire-Atlantique/Vendée, Bretagne, Centre Val de Loire et Normandie. Elle accueille plus de 5 000 enfants et jeunes dans 96 établissements.